L’eau m’a appris…


Ce matin je me suis assise au bord d’un cours d’eau et je l’ai observé… écouté… remercié.
L’endroit où j’ai choisi de m’installer me paraissait confortable, mais n’était pas si anodin que ça…
Le courant était rapide à cet endroit là, l’eau contournait les pierres et se frayait un chemin coûte que coûte. Peu importe les obstacles, son objectif était d’avancer.
Seulement parfois un trou peu provoquer des courants inverses et l’eau avance d’un côté et recule de l’autre. Ce mouvement est épuisant a regardé et m’a remué les tripes. J’ai senti monter en moi quelques nausées ou de légers vertiges.
Je réalisais que je n’avais pas choisi cet endroit par hasard finalement… cela ressemble à ce que je vis.
Des moments où j’avance et d’autres où je m’épuise de tenter d’aller à contre courant. Moins qu’avant mais aujourd’hui est la preuve que je le fais encore…je le fais différemment
Cette vision de l’eau qui mettait toute sa force à vouloir continuer d’avancer malgré ces obstacles m’ont fait comprendre ce que je devais apprendre à faire…
Me laisser porter par le courant et me laisser guider, me laisser vivre. Au bout de quelques instants,
une lueur verte est apparue dans l’eau avec quelques rayons de soleil se projetant dessus.
J’ai d’abord cru à une lumière comme il peut y avoir lorsque le soleil se reflète dans l’eau, en y regardant de plus près… c’était une jeune plante qui tentait de faire sa place entre deux grosses pierres et le flux et le reflux de l’eau très puissant à cet endroit là.
J’étais en admiration devant ce petit bout de plante qui voulait vivre au milieu de ce tumulte. Ses feuilles tremblaient mais elle restait droite et d’un vert puissant. Un vert éclatant.
Puis elle est revenue dans l’ombre, j’ai laissé mon regard posé à cet endroit, car je savais qu’elle était là, cachée sous cette eau déchaînée.
J’ai parfois aussi regardé derrière moi car l’eau était beaucoup plus calme, j’avais besoin de me tourner vers le calme et l’apaisement.
Cet élément dont j’ai peur a tenté aujourd’hui de me rassurer et de m’appeler à y tremper les pieds
Je n’étais pas prête.
Une sensation de fraîcheur et d’odeur de pierres mouillées ont envahi quelques minutes l’espace où j’étais pour repartir aussi vite qu’elles étaient apparues.
Je me suis sentie plus rassurée en entendant le bruit de l’eau de loin ou en l’observant à travers les branches d’arbres et de voir les rayons du soleil s’y projeter, que d’être assise au bord à l’observer. Alors que les bruits sont identiques bien qu’ils soient plus forts et plus puissants lorsque l’on est juste à côté
C’était un très joli moment riche d’enseignements
Une jolie expérience
Merci

SBM 241020

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