Le magicien et la fée


Qui aurait pensé qu’un jour ils se rencontreraient ?
C’était pourtant leur destinée.
Tous les deux apportent de la magie dans de nombreuses vies, alors pourquoi pas dans la leur ?
Cette rencontre n’est pas facile pour autant.
Malgré la magie qui les entoure, elle ne suffit pas à tout résoudre.
Mais résoudre quoi exactement ?
Ils n’en sont qu’aux balbutiements d’un joli conte, qui rend leur vie plus légère.
Une petite bulle de bonheur dans un monde parfois trop violent pour eux.
La lecture et l’écriture sont leurs refuges et les aident à communiquer par messages codés.
Eux seuls peuvent se comprendre.
Tous les deux gardent un petit côté mystérieux, mais osent se dévoiler car ils se sentent en sécurité.
Ça leur paraît fou, dingue, terrifiant, mais ils se sentent tellement bien que les mots parfois manquent pour décrire la sérénité dans laquelle ils sont.
Une parfaite osmose.
Leur vie à l’un et l’autre peut pourtant ressembler à la vie que nous avons tous, avec des moments difficiles, des peurs, des choses qui les mettent en colère, la vie tout simplement, ils ont su trouver ce petit cocon qu’ils feront évoluer au fur et à mesure des heures, des jours…
Ils apprendront le moment venu.
Pour l’instant leurs âmes sont proches mais pas leurs corps
Le seront ils un jour ?
Il est beaucoup trop tôt pour le dire.
Laissons les vivre ces moments de magie tant qu’ils n’en souffrent pas.
La vie se chargera de les guider, comme elle a fait pour les faire se rencontrer.

SBM 251120

Sous le choc


Alors que j’étais confortablement installée à lire un livre qui me procurait un moment de détente, mon téléphone s’est mis à vibrer.
C’était un message de mon frère m’annonçant que mon père allait sûrement quitter sa maison pour aller vivre en maison de retraite dès mercredi ou jeudi.
J’étais évidemment au courant que cela devait se faire.
Ce qui me choque c’est le fait que ça se fasse dans ces conditions.
Mon frère et moi à plusieurs kilomètres de lui et ne pouvant pas être là tous les deux pour l’accompagner dans ce passage délicat de sa vie.
Mon frère devrait pouvoir y aller, sauf si il ne peut pas quitter la région parisienne, suite aux événements que nous traversons depuis quelques mois maintenant.
Je ne peux malheureusement pas y être étant en arrêt de travail et devant être là pour mon fils qui lui aussi a des soucis de santé, il y a des choses à régler pour lui concernant sa scolarité entre autre.
J’ai eu mon père au téléphone hier soir, il est pressé d’y aller.
Je l’ai senti agité, confus par moment, alors que c’est un homme plutôt philosophe et prenant les choses avec humour. Il y a trop de choses cette fois ci pour qu’il puisse se détendre. Une fois que la décision est prise de manière consciente de sa part, il faut que les choses avancent. Seulement il y a toujours le côté administratif qui fait retarder les choses, et régler les choses à distance pour mon frère et moi ne sont pas toujours évidentes.
Mais cette fois a priori c’est fait !
Il ne nous reste que lui à mon frère et moi.
Je sais que c’est la solution la plus raisonnable, les chutes deviennent trop fréquentes et l’autonomie devient difficile.
Le fait de me dire que la prochaine fois que je le verrai sera dans les quatre murs d’une chambre, que sa maison qu’il aime tant va se retrouver vide, sans âme, sans vie, me rend triste et nostalgique d’une vie qui nous rappelle qu’il faut savoir profiter des personnes que l’on aime tant qu’elles sont encore là.
J’espère qu’il aura encore la force de vouloir vivre encore un peu avant que je puisse aller le voir.
Les hivers peuvent être rigoureux et les routes difficiles à cette période de l’année.
Je sais bien qu’il ne sert à rien de se prendre la tête ou de culpabiliser, seulement comme les parents veulent le meilleur pour leurs enfants, les enfants veulent aussi le meilleur pour leurs parents.
Ma mère nous a quitté d’une façon brutale, je voudrais que mon père puisse retrouver un peu de sérénité avant qu’il ne nous quitte à son tour.

SBM 231120

La lecture


L’écriture permet d’exprimer beaucoup de choses, mais que serait l’écriture sans la lecture ?
Ce que nous faisons la plupart d’entre nous sans nous en rendre compte aujourd’hui est un long apprentissage et comme je disais à mes enfants lorsqu’ils étaient petits, c’est magique !
Ils peuvent enfin déchiffrer tout ce qui est écrit dans les livres !
Adolescente, je n’aimais pas lire les livres que l’on m’imposait.
Je préférais les choisir moi même selon des critères très personnels, que j’ai encore parfois. La couverture, le titre et l’histoire.
L’auteur m’importait peu.
Combien de livres ai-je commencer sans en connaître la fin ?
Maintenant mes choix sont un peu plus ciblés et des noms d’auteurs m’inspirent et je peux lire un de Paulo Coelho par exemple en deux jours.
Je me laisse embarquer dans l’histoire et j’en ressort grandie et plus forte.
J’aime aussi ceux sur le développement personnel ou quelques thrillers mais il ne faut pas qu’ils soient sanglants.
Plutôt des thrillers psychologiques.
La lecture permet d’avoir un moment pour soi en s’évadant dans une histoire.
C’est aussi un bon moyen de se détendre et de se concentrer sur autre chose que son quotidien, c’est important.
Il saura bien nous rattraper une fois le livre fermé.

SBM 211120

Méditation


Samedi 16 novembre 2019 

Première séance de méditation et voyage chamanique sur la plage

Ce matin il faisait une journée idéale pour cette première séance, que je ne suis pas prête d’oublier…

Même si j’ai eu beaucoup de mal à trouver la plage où avait lieu cette séance, au moment où je me suis dit que j’allais m’arrêter pour appeler l’intervenant, les noms des deux restaurants de plage qu’il m’avait donnés, sont apparus !!! j’ai donc fait demi-tour et je me suis retrouvée à côté d’un port, après avoir franchi un pont… et la plage droit devant. J’ai voulu demander confirmation du nom de la plage à la seule personne que je voyais. C’était un homme avec un petit garçon, le problème est qu’il voulait bien parler anglais, russe ou polonais… j’avoue ne pas maitriser les langues qu’il me proposait.

Je me suis donc garée, et une jeune fille venait d’arriver, dix minutes avant l’heure du rendez-vous.

Je lui demande si c’est la bonne plage, elle confirme et à son tour me demande si je suis là pour l’atelier de méditation, deuxième ouf de soulagement !!!

Trois autres femmes sont arrivées ainsi que l’intervenant qui a suivi peu de temps après.

Nous avons choisi l’endroit sur la plage pour nous installer. 

Dès le départ l’ambiance était bonne, les personnes mieux équipées que d’autres en matelas ou couverture, ont proposé de s’installer avec elles. 

La séance a débuté par de la méditation, après que nous nous soyons présentés. Nous pouvions nous installer comme nous le souhaitions. Au début la position assise semblait plus appropriée. Il fallait se boucher une narine en alternance, une avec le pouce et l’autre avec l’auriculaire. Il fallait inspirer par une et expirer par l’autre. J’avoue avoir un peu cafouillé au début, mais je crois avoir réussi sur la fin. Ensuite je me suis allongée et j’ai écouté ce que disait l’intervenant, tout en étant bercée par le bruit des vagues, des oiseaux … je sentais la chaleur du soleil sur mon visage et aussi une légère brise. A certains moments, en plus de sentir cette chaleur, je ressentais le frais du sable, malgré les épaisseurs. Ce n’était pas dérangeant, juste troublant de ressentir ces deux sensations en même temps.  

Je voyais une lumière blanche, en ayant les yeux fermés. Parfois elle devenait rouge, mais la blanche prédominait.

Je ne sais pas bien le temps que cela a duré, même si je ne me suis pas lâchée complètement, j’étais bien.

Après ce petit moment, et avoir échangé chacune notre tour sur nos impressions, il nous a été proposé un verre de thé bien chaud. C’était très agréable.

Nous sommes ensuite parties à la recherche de notre animal de pouvoir.

Pour cela il fallait nous mettre en position allongée, avec un cache sur les yeux. Il fallait écouter le rythme du tambour et dès que le rythme s’accélérait, il fallait ouvrir les yeux puis les refermer. Il fallait essayer de visualiser un endroit que l’on aime, puis aller en profondeur chercher son animal. Je me suis retrouvée dans une grotte avec des galeries. J’y ai vu beaucoup d’animaux, dont un colibri qui me suivait comme un guide. Ensuite sont apparus un ours, un loup et un renard. Ils discutaient afin de savoir lequel d’entre eux serait le plus représentatif pour moi, en plus de ce colibri, qui faisait partie de la discussion. 

Je pense qu’à ce moment-là mon mental est intervenu, pour analyser le fait que l’ours et le renard avaient besoin de se réfugier dans leur grotte pour s’isoler. 

D’autres personnes du groupe ont vu un cerf, un crocodile dragon, tandis que d’autres n’arrivaient pas trop à visualiser. 

Nous sommes reparties pour la même séance, et chercher à nouveau cet animal de pouvoir.

Pour moi, c’est le loup qui est resté, il m’a dit de me faire confiance, que j’étais sur le bon chemin. J’ai ressenti un apaisement et là encore cette sensation de chaud et froid.

Après ce moment indescriptible, et les échanges sans jugement ni moquerie, nous nous sommes assis en rond. Les yeux fermés, nous devions nous sentir ancrées à la Terre en écoutant l’intervenant jouer du tambour et l’écouter chanter. Nous pouvions nous joindre à lui et certaines personnes l’ont fait, une autre a ri parce qu’elle se sentait bien, et moi les larmes me montaient aux yeux par la puissance de cet instant. Je n’arrivais pas à chanter, j’étais émue par de moment. 

Quand l’intervenant nous a demandé comment on se sentait après, je les ai tous remerciés et lui en particulier de m’avoir fait vivre tout ça. Je ne me pensais capable d’adhérer autant à cette pratique et je suis heureuse de l’avoir fait. Les autres personnes du groupe ont ajouté que nous étions dans la bienveillance, alors que l’on ne se connaissait pas il y a quelques heures.

Avant de nous quitter, nous avons tiré une carte de son « oracle de l’aigle blanc »

J’ai pris la carte « totem » il avait la tête en bas. J’ai souri à la lecture de la signification, car j’étais en plein dedans : passé, présent, futur, nouveaux amis, nouvelles relations.

En repartant de là, je me sentais flotter, légère pendant tout l’après-midi. J’ai eu de mal à revenir à la réalité. 

Cette séance a été au-delà de tout ce que je pouvais imaginer

C’était un moment magique, unique, apaisant et impressionnant

Une très belle découverte

Anniversaire


Lorsqu’on commence à essayer de souffler notre première bougie, c’est le début d’une longue épopée
Évidemment à un an, il est très rare d’arriver à éteindre cette seule et unique bougie car en général la seule chose que l’on parvient à faire c’est soulever la petite mèche que l’on a sur le front. La bonne volonté est là, mais elle ne va pas dans la bonne direction.
Peu importe nos parents et les autres membres de la famille ne manquent pas de mitrailler cet événement avec leurs appareils photos et rire de nos mimiques et tentatives de souffler sur cette bougie.
Les années passent, les bougies de rajoutent une à une, nous gérons de mieux en mieux l’extinction de des flammes qui illuminent ce gâteau fait ou acheté pour nous.
C’est la fête, notre journée, la célébration de notre naissance !
Puis le jour de nos 18 ans peut donner lieu à un diaporama inoubliable, réalisé pour à la base vous mettre à l’honneur ou se moquer gentiment de vous. Ce qui en général met mal à l’aise selon notre tempérament à cet âge là.
Lorsque nous devenons adultes, puis parents la célébration de la naissance de nos enfants devient plus importante. Les nôtres ne font que démontrer que nous vieillissons, nous ne grandissons plus. Des évènements tristes qui arrivent proche de notre date nous font perdre l’envie de le fêter. Cette magie du jour le plus important de notre vie se transforme en un jour banal, un jour comme les autres…
Et nos enfants grandissent et c’est leur tour de célébrer notre anniversaire, par un petit message envoyé au réveil pour vous dire à quel point ils sont fiers d’avoir une maman qui essaye de renaître et de se battre pour ce dont elle croit, et poursuit ses rêves un peu étranges mais marrants. Le câlin du petit dernier qui est un jeune adolescent.
Des messages et des dessins de la famille ou des amis, ou encore de personnes rencontrées par les réseaux sociaux et qui nous envoie un petit dessin réalisé pour l’occasion.
Tout ceci fait du bien et remet un peu de joie ce jour là
Merci à tous pour vos messages et pour votre attention

SBM 201120

17 novembre 1997


Cette date est le début de mon changement de vie.
Celui où la trajectoire de ma vie été bousculé à jamais.
Celui où ma famille n’était plus une famille « comme les autres »
Ce jour là met fin à la vie de ma maman qui se prénommait Roselyne.
Elle avait 51 ans et une tumeur au cerveau l’a emporté
Elle se sera battu pendant près d’un an seulement, cette maladie a été plus forte.
Elle est décédée deux jours après que j’ai fait ma première échographie me rassurant sur le fait que mon bébé allait bien et trois jours avant mes vingt cinq ans.
Comment gérer ces émotions aussi contradictoires ?
La joie de devenir maman au moment où je perd la mienne
Je n’ai pas géré.

Je me suis accrochée à ce bébé qui ne faisait que quelques centimètres mais qui est arrivé comme pour me dire qu’il y avait un passage de relais… Ma maman disparaît et ce bébé apparaît pour qu’à mon tour je devienne maman…
Cela a été ma façon de voir les choses pour chercher une explication logique à cette situation.
Une jolie petite fille est née au mois de juillet et même si elle a su rallumer une partie de mon coeur, une autre est restée éteinte très longtemps.
Les fêtes des mères, la Toussaint, les 17 novembre qui ont suivi et les 20 novembre ont été une véritable torture pendant près de 20 ans.
Je comptais les années qu’il me restait jusqu’à mes 51 ans… l’âge où je disparaîtrai sûrement à mon tour… Mes anniversaires sont devenus un mauvais moment à passer durant toutes ces années.
Jusqu’au jour où à la suite d’une psychothérapie, il m’a été dit que ma mère souhaiterait me voir heureuse et en vie. Cela a été le premier déclic après plus de 15 ans de pensées négatives et de peurs en tous genres, des dépenses compulsives au moment de la fête des mères, de son anniversaire de naissance, ou encore de mon anniversaire comme si je devais palier à ce manque de donner ou de recevoir. Au fur et à mesure cette crainte de la maladie s’est dissipée même si j’ai conscience que si cela doit arriver cela arrivera peu importe l’âge.

Je me demande si je connaîtrais mes petits enfants ? Si mes enfants souhaitent et peuvent avoir des enfants.

Ce bébé aurait été sa première petite fille, j’en voulais à cette maladie de l’avoir priver de ça et de laisser à mon père la lourde tâche d’assumer le rôle de grands parents. Lui qui était à la retraite depuis le mois d’octobre de cette même année…il s’en sort très bien mais pour lui aussi cela a été très difficile et encore plus maintenant qu’il a 83 ans. Mon frère a lui aussi eu du mal ce qui est compréhensible.
La peur de vivre la même chose m’a poussé à être moins introvertie, à exprimer mes émotions que je gardais en moi comme ma mère les gardait en elle, à me battre contre des causes injustes, et à transformer le négatif en positif.
Il reste encore du travail à faire mais je vois les effets de tout ce travail que j’ai pu faire grâce à la rencontre d’ami(e)s et de professionnel(le)s qui ont su trouver les mots et les techniques pour m’aider à me sortir de cette spirale infernale dans laquelle je m’étais mise et dont je ne savais comment sortir.

Ce qui m’a aidé à un moment aussi a été l’écriture, ne sachant pas dessiner cette technique m’a aidé à exprimer toujours en silence, mes souffrances. Une fois posées sur le papier, ces douleurs disparaissaient au début momentanément et maintenant je m’en rends compte encore plus aujourd’hui où je pense à ma maman, je suis triste mais plus anéantie.
C’est comme un voile de tristesse qui se dépose aujourd’hui pour s’envoler demain et pas des moments de profonds désespoirs des semaines avant chaque événement.
Pour mes enfants cela restera une inconnue.
Pour moi c’est la personne irremplaçable qui a fait ce qu’elle a pu pour que mon frère et moi ne manquions de rien….

Une maman !

Même si je ne la vois plus, même si je ne l’entends plus, je sais qu’elle est là quelque part et partout à la fois. Elle me guide et me pousse à développer les potentiels cachés que j’ai en moi.
Probablement les mêmes qu’elle avait mais qu’elle ne pouvait pas exprimer de peur de ne pas être comprise, de ne pas être « comme tout le monde »que se soit dans sa propre famille ou dans le monde du travail.
Merci pour tout ce que tu m’as appris et pour l’amour que tu m’as donné.
Merci de m’avoir transmis cette hypersensibilité qui parfois est difficile à gérer mais c’est une grande et belle richesse que je suis fière d’avoir transmis à tes trois petits enfants

SBM 1120

L’histoire des gros cailloux de la vie – Sagesse, Philosophie et Développement personnel


Un jour un vieux professeur remplit de sagesse s’adresse à ses élèves.

Le vieux prof leur dit : « Nous allons réaliser une expérience » .
Il prit un grand pot, qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite il prit une douzaine de cailloux qu’il mit dans le grand pot.

Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord, il demanda : « est-ce que le pot est plein ? »
Tous répondirent : « oui ».

« Vraiment ? ».

Alors il prit un récipient rempli de graviers. et versa ce gravier sur les gros cailloux puis remua le pot. Les graviers s’infiltrèrent entre les gros cailloux jusqu’au fond du pot.

Le vieux prof demanda encore : « est-ce que le pot est plein ? »

L’un des élèves répondit : « probablement pas ! »

« Bien » dit le professeur.

Il prit alors un bac de sable qu’il versa dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois il demanda : « est-ce que le pot est plein ? »

Cette fois, sans hésiter, les élèves répondirent « Non ! ».

« Bien ! » dit le vieux prof.

Il prit alors un pichet d’eau et remplit le pot jusqu’à ras bord.

Le vieux prof demanda finalement :
« Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Un des élèves, songeant au sujet du cours, répondit : « cela démontre que, même lorsqu’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de chose à faire ».

« Non, dit le vieux prof, ce n’est pas cela ! la grande vérité que nous montre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous.

Quelle est la morale de cette histoire ?

Dans notre vie nous avons à faire des choix, à prendre des décisions et à gérer nos priorités. Une mauvaise gestion de tout ces éléments peut avoir des conséquences désastreuses et nous amener à passer à côté de ce qui nous importe réellement. Il est donc important de distinguer l’important du futile. L’histoire des gros cailloux de la vie est très imagée et fait réfléchir. Bien gérer ses priorités est essentiel pour atteindre une vie riche et épanouie. Comment définir ses priorités dans la vie et savoir ce qui a de l’importance ?

Quelles sont nos priorités ?

Pour connaître ses priorités, il convient d’effectuer un travail sur soi et d’analyser sa propre vie. C’est un sujet complexe et fastidieux qui nécessite du temps et de la réflexion que j’aborde plus amplement dans mon livre, ainsi je ne peux pas le traiter intégralement dans cet article. Néanmoins nous allons voir quelques pistes.

Définir ses priorités dans la vie et gérer ses priorités
Définir ses priorités dans la vie est important pour mener une vie riche et épanouie

  1. Les priorités des autres ne sont pas les vôtres

Dans notre vie au quotidien, personnelle ou professionnelle, les autres personnes qui nous entourent influencent notre manière de penser et de vivre. C’est tout à fait normal mais cela peut être négatif si nous ne savons pas bien gérer cette influence. Par exemple, notre entourage peut avoir certaines attentes envers nous et nous mettre une pression implicitement. La pression sociale est la pression que l’on ressent et qui provient d’autrui. Cette pression oriente nos choix et nous fait faire des choses que nous n’aurions peut-être pas fait par nous mêmes.

Ainsi, il faut se demander si la manière dont l’on agit et si les choix que l’on fait sont bien les nôtres ou s’ils sont la volonté des autres ? Il peut s’agir de votre famille, de votre communauté, de vos professeurs ou de vos collègues… Peu importe, une influence existe et il nous faut, non pas la rejeter, mais la gérer convenablement.

  1. Définir ses priorités dans la vie

Comment faire pour définir ses priorités dans la vie ? Les priorités sont des choses qui nous tiennent réellement à cœur. C’est ces priorités qui nous rendront heureux et qui entraîneront un sentiment d’accomplissement. Les priorités sont en accord avec nos valeurs. Il est donc important de connaître ses valeurs et de définir ses priorités en fonction. Parmi vos priorités, il peut y avoir : la bonne santé, la disposition de son temps, la vie de famille, la spiritualité, etc… Quand vous aurez définit vos priorités, sans forcément rentrer dans les moindres détails, vous serez plus à même de faire les bons choix et de prendre les bonnes décisions au quotidien. Tout cela dans le but de donner l’importance à vos priorités.

  1. Comment agir pour ses priorités au quotidien ?

Avoir des priorités c’est une chose, mais ce qui caractérise une priorité c’est l’importance qu’on y accorde. Et cela doit se traduire par des actions concrètes de votre part. Comme j’aime le dire souvent, il ne peut y avoir de résultat sans action. Ainsi, pour accomplir les choses qui nous importent réellement, nous devons agir et passer à l’action. On peut ne pas savoir par où commencer, et c’est pour cette raison que je recommande à toute personne de se fixer des objectifs, d’une part, puis d’établir un plan d’action, d’autre part.

Passez au niveau supérieur…

Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir mon livre La Magie de L’Action dans lequel j’aborde ces différents aspects. C’est un guide qui vous aidera dans votre cheminement et qui vous permettra de progresser étape par étape.

J’espère que l’histoire des gros cailloux de la vie vous a plu et qu’elle aura un impact positif dans votre réflexion. L’histoire des gros cailloux de la vie est généralement racontée afin d’illustrer la différence entre une bonne gestion des priorités de la vie et une mauvaise.

Et vous qu’elles sont vos priorités dans la vie ? Quels sont vos gros cailloux ?

Relations mixtes


Les relations mixtes pourraient être celles entre des personnes de cultures différentes, mais je vais rester dans un premier temps sur celles qui est la plus basique, la relation qu’il peut y avoir entre un homme et une femme.
Lorsque j’étais en primaire j’avais des copains qui étaient de cultures et d’horizons différents. Le contact était simple et fluide, bien qu’avec certains j’étais un peu plus intimidée.
A l’adolescence c’est devenu compliqué, je voyais mes amies connaître leurs premiers amours alors que de mon côté la timidité me faisait devenir transparente et je devenais maladroite dès que je devais demander quelque chose à un garçon qui m’intimidait. Du coup je voulais devenir encore plus invisible que la transparence.
J’ai eu une histoire qui a duré plus de 20 ans, celle qui vous fait être « dans la norme ». Un beau mariage dans une jolie robe avec une traine, un travail, des enfants, des coups durs, un toit, la vie quoi !
En tous cas comme beaucoup.
A ce moment là les seuls amis hommes que j’ai eu ont été les amis de cet homme avec qui j’étais unie ou les maris de mes amies.
Jusqu’au moment où la vie professionnelle, les réseaux sociaux ou encore la vie tout simplement a mis sur mon chemin des hommes avec qui j’ai créé de belles relations.
Au début, comme je n’avais pas l’habitude de ce genre de relations, une ambiguïté pour moi était là.
Des questions comme « qu’est qu’il attend de moi ? » Me venaient.
Étant très méfiante je me protégeais
En parlant avec ces personnes les choses étaient claires, cela reste de belles complicités, de beaux échanges et c’est ce qui les rendent aussi précieux.
Aujourd’hui ma vie de couple se termine, la peur de ne pas pouvoir vivre seule avec les enfants, m’est venue plus d’une fois, jusqu’au jour où les enfants grandissent et que la limite du supportable a été atteinte. Une fois le détachement pour cette personne fait et le fait qu’il n’y ait plus d’amour, me fait réaliser que je suis capable aujourd’hui de vivre seule.
L’éventualité de trouver un homme pour poursuivre ma vie de façon différente, car les attentes à l’aube de mes 48 ans ne sont évidemment pas les mêmes que j’ai pu avoir à 20 ans, n’est pas fermée.
J’ai juste l’impression que je suis faite pour être une « bonne copine » ou « une pote » avec qui les hommes peuvent discuter de tout comme avec de leurs amis.
Même si j’aimerais pouvoir avoir quelqu’un qui me prenne dans ses bras pour me rassurer et m’aimer telle que je suis, je vais profiter de ces relations qui pour moi restent une richesse.
Merci à ces hommes qui font partie de ma vie et qui m’aident à devenir une meilleure version de moi même.
Merci pour leur attention.

SBM 031120

UN IMPREVU DE TAILLE APPELE COVID-19


Le quatorze janvier deux mille vingt, je suis convoquée à un jury pour un poste sur lequel j’ai envoyé ma candidature. Quelques semaines plus tard, je reçois un courrier disant que je suis prise sur ce poste. Il est prévu que je prenne mes fonctions le premier avril deux mille vingt. Je suis heureuse d’avoir été accepté, même si aujourd’hui je suis bien entourée, l’envie de voir autre chose est toujours présente. Il me reste un peu plus d’un mois, je ne réalise pas trop ce qui se passe, pour moi c’est un premier pas de franchi vers la sortie. Malgré ça, je ne sais pas si c’est la date qui me fait dire qu’il va y avoir quelque chose, mais je dis à mes collègues que je ne le sens pas. D’un autre côté je me dis que je vais commencer ailleurs, à la même date où j’ai commencé dans ce service cinq ans après. La boucle est bouclée. Je vais pouvoir fêter ça avec des collègues que j’apprécie et réciproquement. Même là, je sens quelque chose qui cloche. La date de mon pot de départ est prévue le vendredi vingt-sept mars. J’en informe ma responsable et mes collègues deux semaines avant. J’invite le responsable qui est parti, avec qui je n’ai plus trop de contact aujourd’hui, néanmoins je souhaitais l’inviter et le laisser prendre la décision de venir ou pas. Il m’a répondu dans les minutes qui ont suivi qu’il ferait tout son possible pour venir. Je l’en remercie. Ce sont les deux responsables, lui et celle que j’ai actuellement, qui m’ont redonné confiance en moi, ils ont eu besoin de mon savoir-faire, j’ai développé d’autres compétences supplémentaires. Il me paraissait donc logique de fêter mon nouveau départ avec eux. Même si je sentais qu’il allait y avoir un problème, je ne pensais pas que cela serait à ce point. Début mars un virus appelé « Corona virus ou Covid-19 » fait son apparition. Elle vient de Chine et à traverser l’Italie avant d’arriver en France. C’est un virus ayant des symptômes similaires à un état grippal, plus virulent sur le système respiratoire. Il provoque des décès surtout chez les personnes âgées ou sensibles au niveau respiratoire. Un peur panique générale envahie les pays touchés, la France ne sera pas épargnée. Nous commençons à être sévèrement touché, alors se met en place ce qui a été fait dans les autres pays contaminés, le confinement. En quelques jours les écoles, crèches, administrations ferment. Nous fermons notre structure mi-mars, juste après le premier tour des élections municipales qui ont malgré, tout été maintenu en suivant les précautions d’usage demandées. Il ne reste que les grandes surfaces ouvertes, ainsi que les pharmacies. C’est la panique générale les gens se ruent pour engranger des provisions alimentaires. C’est le premier réflexe, répondre aux besoins primaires. Les hôpitaux se remplissent de jour en jour de nouveaux cas, les personnels soignants sont épuisés. Des applaudissements aux fenêtres tous les soirs à vingt heures, se font entendre aux quatre coins du Pays pour rendre hommage et encourager toutes ces personnes qui se lèvent pour nous soigner, pour que nous puissions continuer d’aller faire nos courses sereinement et intelligemment, les pharmaciens, les médecins, les aides à domicile, les facteurs, les pompiers, les chauffeurs poids lourds, les policiers, les ambulanciers, les personnels de crèche pour garder les enfants du personnel soignant, les infirmiers, les aides-soignants, les enseignants qui mettent en place un suivi pédagogique par internet et j’en oublie certainement, je m’en excuse et les remercie du travail et des efforts qu’ils fournissent quotidiennement. 

En attendant, nous devons nous déplacer le moins possible nous munir d’une attestation à remplir selon le motif de la sortie, spécifié sur le document type et officiel disponible sur internet ou dans certains journaux quotidiens en format papier. Donc bien évidemment, pas de pot de départ ni de départ tout court ! Bien que si un retour chez moi avec mon mari et mon fils confinés eux aussi. Mon fils venait de reprendre le chemin du lycée avec un emploi du temps aménagé, à la suite d’absences prolongées liées à des maux de tête très invalidants. Aucun traitement ne vient à bout, avoir enlever les bagues aux dents quelques mois avant la date prévue, examiner les yeux chez l’ophtalmo, et éliminer une piste ORL type sinusite, c’est le neurologue qui a pu émettre un diagnostic. Il pose le diagnostic de migraines chroniques, il donne un premier traitement dont l’efficacité n’est pas franche et provoque un ralenti du transit. La visite suivante le traitement à l’air bon. Il lui permet en tous cas de reprendre le chemin du lycée, et tenter de reprendre sa vie de lycéen en douceur, jusqu’à ce que cette fois-ci ce soit un élément extérieur qui l’oblige à rester à la maison. Il peut suivre les cours de la maison et réaliser les devoirs demandés. Nos filles sont restées dans la ville où elles étudient, entourées de leurs petits amis respectifs, ce qui est rassurant car elles ne sont pas seules. Même si nous aimerions les avoir auprès de nous en tant que parents. C’est comme si quelqu’un avait appuyé sur le bouton « reset » et que tout le monde devait repartir de zéro et se mettre sur pause. Savoir profiter de chaque moment de la vie, surtout lorsque nous sommes en bonne santé. Prendre du temps pour soi et pour ses proches, même si c’est à distance. Lire, écrire, faire du tri, bricoler, cuisiner… Ne pas se laisser envahir par la peur, ne pas non plus se dire que ce qui se passe n’est pas grave. Ça l’est ! Des gens décèdent chaque jour de ce virus, des personnes se lèvent chaque jour pour tenter d’en soigner, d’en sauver. Ils prennent des risques énormes, parce que c’est leur métier de soigner les personnes malades, même s’ils y vont la peur au ventre. Certains d’entre eux, ont des enfants qu’ils doivent faire garder, prier pour qu’ils ne soient pas porteurs sains de cette maladie, et craindre de la transmettre à leur entourage. Ils aimeraient très certainement être à notre place à la maison, à ne plus savoir quel jour nous sommes ou quelle heure il peut bien être. Perdre la notion du temps. Ce temps contre lequel nous courions il y encore quelques semaines, ce temps si précieux qu’il faut savoir utiliser. Cette période va permettre à des personnes d’attendre de pouvoir reprendre leurs activités où ils les avaient laissées, et à d’autres de changer de comportement dans leur quotidien. Voir la vie sous un nouveau jour, réaliser à quel point nous devons prendre soin de nous et des autres. Essayer de ne pas retomber dans la surconsommation, en commençant par moi. Revoir le sens de ses priorités, de ses valeurs, et savoir s’émerveiller des beautés que la nature nous offre tous les jours, mais que nous ne voyons plus. Réapprendre à sourire, à rire, à vivre. 

SBM 2020

L’eau m’a appris…


Ce matin je me suis assise au bord d’un cours d’eau et je l’ai observé… écouté… remercié.
L’endroit où j’ai choisi de m’installer me paraissait confortable, mais n’était pas si anodin que ça…
Le courant était rapide à cet endroit là, l’eau contournait les pierres et se frayait un chemin coûte que coûte. Peu importe les obstacles, son objectif était d’avancer.
Seulement parfois un trou peu provoquer des courants inverses et l’eau avance d’un côté et recule de l’autre. Ce mouvement est épuisant a regardé et m’a remué les tripes. J’ai senti monter en moi quelques nausées ou de légers vertiges.
Je réalisais que je n’avais pas choisi cet endroit par hasard finalement… cela ressemble à ce que je vis.
Des moments où j’avance et d’autres où je m’épuise de tenter d’aller à contre courant. Moins qu’avant mais aujourd’hui est la preuve que je le fais encore…je le fais différemment
Cette vision de l’eau qui mettait toute sa force à vouloir continuer d’avancer malgré ces obstacles m’ont fait comprendre ce que je devais apprendre à faire…
Me laisser porter par le courant et me laisser guider, me laisser vivre. Au bout de quelques instants,
une lueur verte est apparue dans l’eau avec quelques rayons de soleil se projetant dessus.
J’ai d’abord cru à une lumière comme il peut y avoir lorsque le soleil se reflète dans l’eau, en y regardant de plus près… c’était une jeune plante qui tentait de faire sa place entre deux grosses pierres et le flux et le reflux de l’eau très puissant à cet endroit là.
J’étais en admiration devant ce petit bout de plante qui voulait vivre au milieu de ce tumulte. Ses feuilles tremblaient mais elle restait droite et d’un vert puissant. Un vert éclatant.
Puis elle est revenue dans l’ombre, j’ai laissé mon regard posé à cet endroit, car je savais qu’elle était là, cachée sous cette eau déchaînée.
J’ai parfois aussi regardé derrière moi car l’eau était beaucoup plus calme, j’avais besoin de me tourner vers le calme et l’apaisement.
Cet élément dont j’ai peur a tenté aujourd’hui de me rassurer et de m’appeler à y tremper les pieds
Je n’étais pas prête.
Une sensation de fraîcheur et d’odeur de pierres mouillées ont envahi quelques minutes l’espace où j’étais pour repartir aussi vite qu’elles étaient apparues.
Je me suis sentie plus rassurée en entendant le bruit de l’eau de loin ou en l’observant à travers les branches d’arbres et de voir les rayons du soleil s’y projeter, que d’être assise au bord à l’observer. Alors que les bruits sont identiques bien qu’ils soient plus forts et plus puissants lorsque l’on est juste à côté
C’était un très joli moment riche d’enseignements
Une jolie expérience
Merci

SBM 241020