J’ai le droit !


J’ai le droit d’exprimer ce que je ressens même si je suis incomprise par mon entourage familial, amical ou professionnel.

J’ai le droit de me faire respecter dans ces différents milieux, peu importe si je suis l’aînée ou « la petite dernière », tout en haut ou en bas d’un organigramme, enfant ou adulte, épouse, fille, soeur, cousine, nièce

Qui peut décider à ma place dès l’instant où je suis une adulte sans problème de santé mentale nécessitant une prise en charge ?

Pourquoi me suis je laissée faire pendant tant d’années ?
Pourquoi personne n’a attendu et surtout écouté tout ce que j’ai tenté d’exprimer ?
Pourquoi personne ne veut prendre en compte mes colères, mes souffrances, comme moi je prends en compte celles de toutes ces personnes ?

Je n’ai donc aucune valeur auprès d’ elles ?
Alors que pour certaines j’ai grandi avec elles, j’ai été élevée avec les mêmes valeurs, il n’y a que ma place dans la fratrie qui change…
« Petite dernière »… Deux mots qui me réduisent donc à être considérée comme une petite fille même si je me marie et que je deviens mère de famille ???

Laissez moi ma place et ma personnalité
Laissez moi devenir adulte comme vous l’êtes devenus
Laissez moi mon espace et ma liberté d’être qui je suis même si je suis différente
Prenez le comme une richesse et non comme une crainte
La crainte de l’inconnu…
Gardez vos peurs pour vous et laissez moi grandir et devenir qui je veux être
Qui vous empêche d’en faire autant ?
Moi ? Certainement pas !!!
J’ai assez à m’occuper avec les propres bagages

J’irai chercher de l’aide ailleurs puisque je ne peux pas en trouver auprès des personnes qui me sont proches

Des inconnus, des professionnels, des méthodes différentes pour m’aider à devenir moi même et j’y arriverai avec ou sans votre aide

SBM 211020

Les défis de la vie


Nous rencontrons tous au cours de notre vie des défis à relever.
Enfant, chaque chose est un défi.. parler…marcher… tout est source d’apprentissage.
Lorsque l’on grandi les défis changent mais il y en a autant…les études…les loisirs… le choix d’une profession… l’autonomie…passer son permis…..
Une fois adulte c’est un autre genre de défis qui nous attend comme devenir parents…ou vivre seul…se battre contre une maladie… faire sa place dans son milieu professionnel ou personnel…veiller au bien être de ses proches…
Faire face à différents deuils que se soit de personnes ou de situations
Devoir prendre des décisions pour le bien être d’un parent devenu trop âgé et trop fragile pour rester seul dans sa maison.
Décider de faire des démarches pour qu’il soit accueilli dès que possible dans un lieu plus sécure mais qui lui rappelle un peu plus que sa vie touche à sa fin…peut être pas maintenant…mais d’ici quelques mois ou quelques années
Le déraciner de sa maison, celle où tous ses souvenirs sont présents dans chaque pièce, certes ce n’est pas forcément bon, mais ça le rassure.
Hier à sa voix au téléphone je l’ai senti abattu, mon frère est avec lui jusqu’à mardi et après ?
Il faut constituer le trousseau demandé par l’institution qui va l’accueillir prochainement. Pour l’instant ce n’est qu’une inscription mais nous sommes conscients que l’admission peut se faire rapidement si une place est disponible.
C’est dans le village près d’où il vit
Que va devenir cette maison ?
Un défi de plus à relever parmi d’autres comme celui de faire du vide dans sa vie pour pouvoir vendre une maison, la mienne… la nôtre où nous avons vécu et diviser notre famille encore un peu plus avec l’échec d’une vie de couple
Il aura fallu la décision de notre séparation pour que les travaux tant attendu se fassent et que cette maison ait droit à un beau rafraîchissement. Que cela me plaise ou non quelle importance ? Ce n’est pas pour nous mais pour des personnes qui l’achèteront peut être un jour !?
Une vie professionnelle à réfléchir et garder le sourire et la force d’avancer malgré tout.
Mes défis peuvent paraître insignifiants par rapport à d’autres personnes qui ont elles aussi les leurs à relever.
Alors souhaitons nous le courage et la force de les relever, car le plus beau défi a été de nous faire une place dans cette vie.
Alors prenons la et soyons heureux de ce que nous apporte chaque jour.

Prenez bien soin de vous

SBM 191020

A mes enfants


13 juillet 1998 (1:58)
Célia,

Tu es née ce jour là faisant de moi une maman alors que j’ai perdu la mienne il y a à peine un an
Difficile de gérer des émotions aussi contradictoires
Malgré six jours de plus que la date prévue, tu as dû dès le début de ta vie intra utérine survivre à des moments douloureux et difficiles contre lesquels je me battais.
Il n’y a eu aucune complication pendant la grossesse, même si je m’inquiétais lorsque je ne te sentais plus bouger par moment. Il m’arrivait même volontairement avec mes mains sur le ventre de te faire réagir pour pouvoir te sentir.
Pas souvent…mais un peu surtout vers la fin de la grossesse.
Tu es née dans les heures qui ont suivies la victoire de l’équipe de France à la coupe du monde de foot contre le Brésil. J’ai deviné que la France avait gagné car le personnel soignant était tout content et avait sur chaque joue les couleurs du drapeau. Papa était reparti de la maternité avant le match car à l’allure où allaient les contractions même après injection du produit pour les provoquer, rien ne laissait supposer que tu arriverais dans la nuit…et pourtant…

J’ai commencé à me sentir étrange mais pas forcément de douleurs, à part in peu en bas du dos. Je me suis mise à cheval sur le lit pour calmer ces sensations en me demandant si j’appelais les infirmières…je ne voulais pas les déranger pour rien. Puis j’ai fini par le faire et heureusement !

J’ai vu l’infirmière qui m’auscultait s’activer et appeler un brancardier pour m’amener en salle d’accouchement

Tu étais en train de vouloir sortir et dans l’ascenseur qui nous amenait à l’étage voulu, je voulais pousser pour t’aider à sortir.

L’infirmière me dit que Papa a été appelé et que je devais l’attendre pour qu’il puisse assister à ta naissance. Une fois installée sur la table d’accouchement, la sage femme passait une manche de sa blouse en me demandant de rester calme, que « c’était pour le bébé »

Ce genre de phrase a le mérite de calmer la moindre tentative de pousser

Seulement tu voulais sortir et la sage femme a capitulé. Tu es donc sortie quelques minutes plus tard. Pas le temps d’avoir la péridurale mais tout est allé très vite

Lorsque que papa est arrivé, il a vu la sortie du placenta… pas top mais ses yeux sont allés jusqu’à nous. Tu étais posé sur moi

Nous étions devenu parents

Nous étions devenu une famille



12 novembre 2000 (4:50)
Laura,

Tu as été un bébé très actif pendant la grossesse… pas de besoin de savoir si tout allait bien tu m’as rassurée.
Je disais que tu poussais les meubles car l’espace devait être trop étroit pour toi.
Je sentais un pied dans les côtes en même temps qu’un bras ou ta tête au niveau du bassin, poussaient tout ce qu’il pouvait.
Ce n’était pas douloureux juste un peu fatiguant mais rassurant aussi et je ne pouvais rien faire à part caresser mon ventre pour essayer de calmer toute cette énergie.
Ce n’est pas pour autant que tu es née plus tôt au contraire tu es restée six jours de plus.
Le jour où je suis allée à la maternité pour déclencher l’accouchement, la sage femme n’arrivait pas à mettre l’appareil pour mesurer les contractions en place. Elle a dû passer par l’intérieur pour mettre quelque chose sur ta tête.
Papa est resté avec moi, Célia était entre de bonnes mains.
Les contractions sont arrivées assez vite et de plus en plus fortes. Tu continuais de bouger tranquillement.
J’ai demandé à avoir la péridurale que nous devions gérer avec Papa à l’aide d’une pompe. Il fallait injecter le produit à chaque fois que les fortes douleurs revenaient.
Seulement pour moi fortes douleurs n’avait pas la même signification que la sage femme
Lorsque j’ai demandé à Papa de remettre du produit j’avais trop attendu et l’effet de la première injection s’était dissiper. Il fallait donc attendre qu’il agisse à nouveau.
Ce produit est magique dès qu’il calme la douleur, à part le fait que je n’arrivais plus à bouger les jambes car elles étaient anesthésiées, avec la fatigue j’avais l’impression de planer et quand je regardais le moniteur qui indiquait des chiffres élevés liés à l’intensité des contractions.
Je riais en montrant les chiffres.
Papa était là quasiment tout le temps même si lui aussi était fatigué. Il tenait à être là pour ton arrivée. Le fait d’avoir raté la naissance de Célia l’avait attristé il ne voulait pas revivre la même chose.
Nous avons tenu bon même si tu t’es fait fortement désirée.
Par moment je somnolais pour pouvoir avoir suffisamment de forces pour t’aider à sortir.
Le fait d’avoir les jambes complètement paralysées m’inquiétais un peu car cette fois le produit agissait tellement bien que je ne sentais aucune contraction. J’attendais donc que la sage femme me dise quoi faire.
Tu étais très active toujours quand tu es sortie. Une de tes jambes ne faisait que monter et descendre pendant que tu têtais un doigt.

Tu faisais de Célia une grande sœur

Tu as agrandi la famille


17 mai 2004 (21:27)
Hugo,

J’ai eu une grossesse sans aucun problème pour toi, à part le fait que je devais faire des injections tous les matins d’un anti coagulant car il fallait fluidifier le sang au niveau des jambes.
Tu bougeais mais pas trop, par moment cela m’inquiétait un peu et j’avais hâte d’être au jour de l’échographie pour savoir comment tu allais.
Nous pouvons savoir le sexe du bébé à la deuxième échographie.
Lorsque le médecin nous a annoncé que tu étais un petit garçon, une forte émotion nous a submergé Papa et moi.
Nous ne voulions pas un troisième enfant pour avoir un garçon, de toutes façons nous n’avons aucun moyen de le décider.
Nous voulions agrandir un peu plus notre famille.
Cette nouvelle était notre petit cadeau de la vie.
Je me suis amusée à te chercher des petits vêtements sympas.
Je l’avais fait pour tes sœurs aussi évidemment, mais je savais qu’après toi je n’aurai pas d’autre bébé, alors je me suis fait plaisir.
La fin de la grossesse était un peu fatiguante, c’est normal en ayant deux petites filles à s’occuper.
Je n’ai pas eu besoin de rester allongée, juste de me reposer au maximum.
Deux semaines avant le terme, en amenant tes sœurs à l’école je ne me sentais pas très bien.
La directrice de l’école maternelle m’a demandé si je voulais qu’elle appelle les pompiers.
Je l’ai remercié mais j’ai refusé même si je n’étais pas très sereine. Je savais que les filles étaient à l’école jusqu’au soir ce qui me rassurait. J’avais pu les amener sans avoir de problème sur le chemin. Nous y allions à pied.

Papa était au travail, il commençait très tôt le matin et finissait sa journée vers treize heures.
Un ami à nous qui avait lui aussi amené ses enfants à l’école, m’a gentiment proposé de m’ accompagner à la maternité qui n’était pas très loin de son lieu de travail. J’ai accepté car je voulais vraiment savoir si tout allait bien.
Je n’avais pas fait l’injection ce jour là car le jour de l’accouchement il ne fallait pas l’avoir fait, je ne me souviens plus de la raison…
Nous avons prévenu Papa et sommes allés à la maternité.
Avant de partir travailler, notre ami est resté le temps qu’il fallait avant de savoir si je restais ou pas. Je suis restée et je l’ai remercié pour ce qu’il a fait.
Papa est arrivé après son travail et s’est organisé pour que quelqu’un aille chercher les filles à l’école et les gardent pour dormir.
Tu es né dans la soirée et le lendemain Laura a voulu venir te voir avec Papa.
Elle n’est pas aller à l’école ce jour là. Célia est venue après l’école.
L’une comme l’autre ont été très douce avec toi.
Tu es sous haute protection

Notre famille s’est à nouveau agrandit et elle restera ainsi

Je vous aime très fort tous les trois et quoiqu’il puisse arriver dans la vie je veillerai sur vous comme une louve avec ses petits.
Aujourd’hui vous êtes de jeunes adultes et vous vous construisez un bel avenir.
Vous voir heureux et épanouis est le plus beau cadeau que je puisse recevoir
Je vous aime d’un amour infini


Votre Maman
151020

Je voudrais…


Je voudrais que mon présent devienne mon passé et mon futur soit mon présent…
Je sais que c’est impossible
Vivre l’instant présent devrait être si simple…il est essentiel
Je pense avoir perdu cette notion en devenant progressivement adulte…
Maintenant j’apprends à retrouver mes yeux d’enfant…

SBM 141020

Être dans le présent


Je crois que ce qui m’arrive depuis quelques semaines c’est en fait que je vis dans l’instant présent.
J’ai toujours vécu avec mes blessures du passé ou l’angoisse d’un futur qui n’existe pas encore.
Je viens de finir de lire le livre  » le pouvoir du moment présent » écrit par Eckhart Tolle. C’est un livre que j’ai acheté il y a quelques années et que je n’avais pas encore lu. Il fait partie des livres conseillés par la formation d’art thérapeute.
Je me suis donc dit que cette fois c’était le bon moment pour le lire.
J’y ai lu quelque chose qui m’a interpellé et qui me paraît juste est logique.
C’est que tous les évènements que nous vivons que se soient ceux d’hier ou que nous vivrons demain ou après demain, nous les vivons toujours à l’instant T.
Donc aujourd’hui, dans le présent.
Il est donc important de se focaliser sur ce que nous vivons au jour le jour et d’en apprécier les enseignements à en tirer pour vivre un autre aujourd’hui de façon plus sereine. Car certains jours il y aura des choses à régler et le fait de se centrer sur comment je peux faire me fera trouver une solution plus adaptée plutôt que d’angoisser à l’avance sur de potentiels risques que mes peurs pourraient du coup provoquer.
Voyant que je ne réagis pas de la même manière face au même événement, je me dis que c’est peut-être que je suis en train de vivre ce changement de vision.
Cela expliquerait ce manque d’énergie que je vis depuis quelques temps, et de buts à long terme.
Je suis en train de changer mon mode de fonctionnement et de penser et il me faut un temps d’adaptation !?
Pour l’instant cela provoquerait tous ces blocages que je ressens car je ne sais pas encore très bien gérer de vivre les choses les unes après les autres, un jour après l’autre…
Je peux être à côté de la plaque avec mon raisonnement ou pas…
L’avenir me le dira…(je plaisante)
Cette nouvelle journée qui s’appelle aujourd’hui me donnera peut-être un élément de réponse ?

Belle journée à vous

SBM 101020

Effets secondaires du confinement


Je crois que depuis quelques temps j’ai du mal à me sortir de ce que nous avons vécu pendant deux mois ou un peu plus.
Moi qui était plutôt du genre à ne pas rester chez moi mais à aller marcher pour évacuer le stress ou à avoir des achats compulsifs certaines fois, je me suis retrouvée à devoir rester chez moi et ne sortir que sous certaines conditions, comme beaucoup d’entre vous.
Les heures et les jours n’avaient plus d’importance, nous devions passer le temps…
Je ne regardais pas les infos, la situation telle qu’elle était me suffisait à être anxiogène.
J’avais mes filles loin de la maison mais pas seules ce qui me rassurait.
Les conditions à la maison n’étaient pas terribles mais pas invivables non plus.
Au fur et à mesure je me suis isolée dans ma chambre où je me suis dit qu’il fallait optimiser ce temps qui nous obligeait à nous mettre sur pause.
J’ai donc continué et terminé ma formation d’écriture, je me suis inscrite à une sur l’art thérapie, j’ai fait des cartons en prévision du futur déménagement qui sera différent des autres car notre famille va se diviser.
Il faut pouvoir accepter cette réalité aussi.
J’ai fait quelques séances de méditation à distance qui ont été étranges de part la méthode mais également troublantes et bénéfiques.
J’ai aussi beaucoup lu de livres.
J’ai appris à ne pas quitter ce cocon qui me protégeait de virulent virus.
Lorsqu’il a fallu en sortir, avec les conditions sanitaires exigées, je me suis sentie contente de pouvoir reprendre progressivement une vie plus rythmée par la reprise de mon activité professionnelle même si celle-ci devait prendre une autre trajectoire début avril…
Les semaines et les mois sont redevenus basiques, en tout cas d’un point de vue professionnel.
Dans ma vie personnelle je n’ai toujours pas repris le rythme que j’avais avant.
Je ne sors quasiment plus de chez moi sauf en cas de nécessité ou pour rendre visite à quelqu’un.
J’ai pu aller voir mon père cet été, en prenant les précautions d’usage mais j’ai pu retrouver les champs et les vertes prairies pour me ressourcer.
Aujourd’hui je me retrouve à nouveau dans mon cocon après avoir eu du mal à reprendre ce rythme professionnel.
Un blocage ou des blocages ? Des angoisses ? Une perte d’appétit…un manque d’énergie… Une perte de repères ?
Au début je ne l’avais pas relié à ce moment de confinement
Aujourd’hui je pense qu’il y a un lien de cause à effet…!?
J’essaye de prendre les jours comme ils viennent et de me dire que ça reviendra
Ça prendra juste un peu plus de temps que les autres fois…
Prenez bien soin de vous

SBM 081020

Relation parents-enfants


Lorsque nous devenons parents notre rôle et de veiller sur nos enfants et de s’assurer de leur bien être physique et mental.
Nous les préservons autant que possible de nos problèmes d’adultes.
Parfois, ce que nous pensons être de la protection peut devenir anxiogène pour eux.
Ils sentent que quelque chose nous tourmente, il arrive qu’ils voient quelques larmes s’échapper même si nous avons voulu les essuyer discrètement. Seulement ils ne savent pas ce qui nous perturbe et peuvent se dire que c’est de leur faute.
Alors que bien au contraire leur présence est notre force et notre motivation à continuer d’avancer.
Une fois devenus adultes, les enfants veillent sur leurs parents vieillissants.
Comme un juste retour des choses
C’est là que se révèlent l’éducation et les valeurs que nous avons reçus et donnés selon de quel côté nous nous plaçons, car à un moment qui prend soin de l’autre ?
Je viens de vivre cette situation avec mes filles hier soir
Elles n’ont pourtant que 22 et 19 ans mais elles veulent que leur père et moi on leur disent comment on va « pour de vrai » pas un simple « ça va »
Elles ont conscience que nous avons des moments difficiles à passer et comme l’une et l’autre ne sont pas à la maison, elles veulent qu’on les appellent même quand ça ne va pas, comme moi je leur demande de faire. Elles veulent qu’on fasse des choses pour nous, qu’on ne reste pas isolés.
J’étais déjà très fière d’elles mais hier je me suis sentie aimée. Je n’en doutais pas de leur part tout comme par leur frère.
D’un autre côté en tant que fille d’un papa vivant seul à la veille de ses 83 ans et étant de plus en plus susceptible de faire une mauvaise chute, je connais ce côté protecteur au point qu’un jour il n’avait prévu ni mon frère ni moi qu’il était hospitalisé depuis quelques jours. Il ne voulait pas nous embêter dans nos vies… Mon frère et moi lui avons fait comprendre gentiment que nous nous sommes beaucoup inquiété pour lui. Le soir où mon frère l’appelle habituellement le téléphone sonnait dans le vide…seul le voisin savait où il était et pensait que mon père nous avait prévenu…
Tout ça pour dire qu’en tant que parents nous voulons protéger nos enfants et une fois adultes nos enfants nous revoient cet amour et ça fait beaucoup de bien.

Profitons de ces moments et apprenons à être transparent comme m’a dit ma fille hier.
Comme je lui ai répondu ce sont des habitudes venues des générations avant nous que nous reproduisons mais nous pouvons très bien les faire évoluer.
Elle est tout à fait d’accord 😉

Merci à mes Parents 💖💖
Merci à mes trois enfants 💖💖💖
Sans eux je ne serai pas qui je suis aujourd’hui

SBM 051020

Une coquille vide


Une coquille vide

J’ai l’impression d’être une coquille vide depuis quelques semaines
Pourtant je ressens toutes les émotions… colère, tristesse, joie, peur…
J’ai aussi des projets qui petit à petit avancent… seulement certains n’avancent pas à la même vitesse que moi et du coup m’obligent à donner un gros coup de frein.
Je n’arrive pas à enclencher la première…parfois il y a une impulsion mais elle est de courte durée
Alors je me retrouve à nouveau à l’arrêt…
Mon cerveau ne réagit pas beaucoup plus vite
Lui aussi s’est mis sur pause
Je ne sais pas quand reviendra cette énergie
Je sais qu’elle reviendra… elle est toujours revenue
Cette fois ci elle prend son temps alors je pense que je vais en faire autant…

SBM 031020

Alpha et plume magique le colibri


J’ai revu mon loup Alpha
Au début il était seul et cette fois ci nous ne sommes pas restés assis. Nous avions besoin de marcher lui et moi. J’ai ressenti une certaine nervosité, liée à la fatigue de ces derniers jours, qui s’est estompée au fur et à mesure de la discussion.
Il a senti que j’avais du mal à avancer dans ma vie, il m’a rassuré en me disant que mes choix sont bons et que je dois croire en moi. Si j’ai besoin de me reposer, que je le fasse. Il y a des choses qui ne dépendent pas de moi et je dois apprendre à patienter, et d’autres où je peux continuer de progresser.
Il m’a dit que je devais arriver à sortir de l’ombre et aller vers la lumière.
Ensuite nous nous sommes assis et un colibri nommé « plume magique » est apparu. Il a ajouté que j’avais beaucoup travaillé sur mon passé ces derniers temps. Aujourd’hui je dois me concentrer sur le présent et faire avancer les évènements les uns après les autres. Il m’a dit de continuer d’écrire car cela me fait du bien.
Pendant cette discussion agréable et rassurante, un aigle a survolé au loin une ou deux fois comme pour s’assurer que tout allait bien et il nous a laissé.
Je me suis réveillée le cœur plus léger et avec une énergie qui m’a traversé le corps du bas jusqu’en haut. Une sensation de chaleur bienveillante et rassurante m’a envahie.
Merci à tous les trois de faire partie de ma vie, de me guider et de me rassurer dans les choix que je fais.
Je me sens protégée.

SBM 190920